30 mars 2022

2ème vague du Baromètre de la Relance : 68% des entreprises françaises ont perçu une reprise de l’économie en 20211

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La deuxième vague du “baromètre de la relance” réalisé par Xerfi Specific pour le compte de l'Association des Conseils en Innovation (ACI) a interpellé les dirigeants et managers de PME et ETI françaises[1] à la fois sur leur utilisation des mesures du plan France Relance et sur le plan France 2030 ainsi que sur les sujets qu’ils estiment devoir être traités en priorité.

Plan France Relance : un impact positif sur l’innovation mais un dispositif toujours méconnu

Premier enseignement du baromètre : la perception de la reprise économique en 2021 par les chefs d’entreprise est massive. Parmi les 68% d’entreprises interrogées faisant état d’une reprise, l’industrie se distingue avec un taux de 72%. Et ils ont globalement un avis positif quant à l’impact qu’elle a sur l’innovation :  pour 28% des PME et ETI (33% des industries), cette orientation favorable de l’activité a eu un impact positif sur la réalisation d’innovations produits ou de services.

Concernant l’appropriation des mesures du plan France Relance, le constat dressé lors de la première vague du baromètre demeure : si désormais 95% des entreprises interrogées par Xerfi Spécific en ont entendu parler, seulement un quart en connaît les modalités précises (chiffre inchangé depuis le 1er baromètre de juin).

46% des entreprises (contre 56% au printemps) se sentent incapables de désigner le dispositif majeur. Et un tiers des entreprises regrette la lourdeur administrative et la complexité des démarches, avec pour corollaire le caractère chronophage du dispositif. Enfin, une entreprise sur quatre regrette l’absence d’assistance.

Quand on regarde les mesures estimées prioritaires, l’emploi salarié est cité par 58% des entreprises. L’aide à l’investissement obtient un taux de citation très proche (54%). Viennent ensuite le développement durable (49%) et la modernisation de l’outil de production (46%). Enfin, trois autres enjeux recueillent des scores proches de 40% : la relance/développement de la R&D, le renforcement des fonds propres de l’entreprise et la mise à niveau numérique. Le soutien à l’export, le financement de l’écoconception et la relocalisation des projets industriels sont moins fréquemment évoqués.

Plan France 2030 : trois objectifs retenus par +70% des répondants

Concernant le plan France 2030, les trois premiers objectifs retenus par les répondants sont : investir dans une alimentation saine, durable et traçable (82%), conserver l’exception culturelle française (78%) et accélérer la décarbonation de l’industrie (74%). Vient ensuite la production de 20 biomédicaments d’ici 2030 qui est mentionnée par 57% des répondants ; puis arrive le leadership en matière d’hydrogène vert qui est retenu par 54% des répondants.

Quel que soit le secteur d’activité des responsables interrogés, le trio de tête reste le même. L’enjeu alimentaire obtient de 84 à 87% selon les secteurs. En revanche, pour les autres items, les proportions changent : les dirigeants et managers d’entreprises industrielles mettent au même niveau de priorité l’accélération de la décarbonation de l’industrie et la conservation de l’exception culturelle française (78%). De leur côté, les dirigeants et managers des entreprises de commerce et de services sont “seulement” 69% à citer l’objectif de décarbonation de l’industrie (la moyenne tous secteurs confondus est de 74%).

Au-delà du consensus observé sur ces trois grandes priorités d’investissement, les représentants de l’industrie sont plus nombreux à juger prioritaire la production de véhicules électriques et hybrides (56% contre 51% tous secteurs confondus). Ils accordent une moindre importance à l’objectif de devenir le leader de l’hydrogène vert (47% contre 54%) ainsi qu’à la production en France du premier avion bas-carbone d’ici 2030 (46% contre 51%).

Concernant les secteurs du commerce et des services, ils sont proportionnellement plus nombreux à citer l’objectif du leadership de l’hydrogène vert qui est leur quatrième choix (61% contre 54% tous secteurs confondus). 

« Si les acteurs de l’innovation se projettent sur les grands enjeux de transformation des sociétés, ils identifient en parallèle un besoin persistant des entreprises françaises à être épaulées dans l’utilisation des dispositifs de relance existants. Qui plus est, le défi de la relance est renouvelé par les évolutions récentes du contexte géopolitique et la guerre en Ukraine. Plus que jamais, nos entreprises doivent faire preuve d’agilité, de résilience mais aussi de créativité pour continuer à se développer malgré les aléas, en affichant leurs convictions et en préparant le monde de demain », commente Maxime Jacquier, Vice-Président au sein de l’ACI.

[1] Méthodologie : enquête menée par Xerfi Spécific pour le compte de l’Association des conseils en innovation (ACI). Elle a été réalisée du 15 novembre au 8 décembre 2021 auprès des principaux responsables en charge de l’innovation (dirigeants, responsables innovations, directeurs techniques, etc.) de 602 PME et ETI issues des secteurs de l’industrie, du commerce et des services.